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J'ai cru partir me ressourcer.Je suis revenue fracturée.C'était mieux.

13/4/2026

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4 jours dans le désert. Une tempête de sable. 17 femmes.
Et ce que le silence dit quand on n'a plus rien pour le couvrir.

 

Il y a quelques semaines, je suis partie marcher 4 jours dans le désert.
Quand j'en suis revenue, plusieurs personnes m'ont demandé : "Tu te sens ressourcée ?"
J'ai cherché le mot juste.
Ce n'était pas  ressourcée. Ni apaisée et  pas "rechargée" non plus 
Fracturée. C'était le mot ! 
Mais fracturée au sens où une fracture de stress ou de fatique  ne se révèle qu'à la radio : quelque chose qui était là depuis longtemps, que je ne voyais pas, que je compensais sans le savoir — et qui apparaît enfin clairement.
Ce n'est pas douloureux. C'est libérateur.
Parce qu'une fracture qu'on voit, on peut la traiter. Une fracture qu'on ignore continue de s'aggraver sous la surface, pendant qu'on court, qu'on performe, qu'on "gère."
Le désert n'a rien cassé en moi.
Il a juste éclairé ce qui était déjà fissuré.
Et ça — voir clair sur soi-même, sans les anesthésiants habituels du bruit et de l'agenda — c'est la chose la plus utile qu'il m'ait donnée.

C'est ce que je veux partager ici. Pas des théories. Des choses vécues dans mon corps, dans le vent, dans le sable, et reconnues en rentrant — dans mes décisions, dans mes évitements, dans mes relations professionnelles.

5 clés. Profondes. Parfois inconfortables. Toujours utiles.
 

Le deuxième jour, vers 14h, le ciel est devenu blanc.
En quelques minutes, on ne voyait plus à deux mètres. La tempête de sable a tout envahi — les yeux, la bouche, les vêtements. On a réfléchi avec Blanche et puis on a changé les plans. 
Et on a continué à marcher.
Et là, quelque chose d'inattendu s'est passé.
Sans agenda à respecter, sans décision à prendre, sans performance à assurer — j'ai commencé à entendre des choses que je n'entendais plus depuis longtemps. Des voix intérieures que le bruit quotidien couvre complètement.
Le désert ne t'apprend rien. Il t'empêche juste de te mentir.
 

CLÉ 1 — Le silence ne repose pas. Il expose.

Première nuit dans le désert.
Plus de wifi. Plus d'emails. Plus de réunions à préparer. Tout le monde autour de moi parle de détente, de légèreté. Moi, je n'arrivais pas à dormir.
Parce que sans le bruit qui d'habitude occupe tout l'espace, une question s'est mise à tourner en boucle dans ma tête. Une question que j'évitais depuis des mois.
Je ne vais pas vous dire laquelle — c'est trop personnel. Mais je vais vous dire ceci :
Vous avez toutes et tous une question comme ça.
Une chose que vous savez déjà, mais que vous ne voulez pas regarder en face. Et le bruit — les emails, les réunions, le scroll permanent — vous permet de ne pas l'entendre.
Quand vous n'entendez pas cette question, ce n'est pas elle qui disparaît. C'est vous qui décidez à votre place, sans en avoir conscience. Vous dites oui à un projet par peur de décevoir. Vous ne postulez pas à ce poste parce que "ce n'est pas le bon moment." Vous restez dans une situation inconfortable parce que "ça pourrait être pire."
Ce n'est pas du pragmatisme. C'est du silence stratégique retourné contre vous-même.
J'ai un cliente que je coache  — directrice dans un grand groupe — qui m'a dit un jour : "Je n'ai jamais de temps pour penser." Elle le disait comme si c'était un badge d'honneur. Comme si penser était un luxe de cadre junior.
Plus vous êtes haut dans votre organisation, plus vous avez besoin de silence. Pas pour vous reposer. Pour entendre ce que le bruit cache.
Tu ne manques pas de stratégie. Tu manques de vérité.

LE TIP CONCRET — LE DIAGNOSTIC LUCIDITÉ
Avant votre prochaine décision importante, prenez une feuille de papier. Un stylo. Pas votre téléphone.
①  Ce que je dis vouloir.
En une phrase. Pas un paragraphe. Une phrase.
②  Ce que je suis en train de faire.
Regardez vos 7 derniers jours. Pas vos intentions — vos actes.
→  Ce que j'évite dans cette situation.
Nommez l'inconfort précis que vous contournez.
5 minutes. Papier. Stylo. Pas d'analyse — juste du constat.
 

CLÉ 2 — Tu ne bloques pas. Tu contournes.

Celle-là, elle m'a fait mal.
Le troisième jour de marche, je me retrouve face à une dune. Énorme. Pente à 40 degrés. Le soleil tape, les jambes brûlent, le sac pèse. Et je me suis arrêtée.
Pas parce que je ne pouvais pas. Parce que je cherchais un autre chemin. Un chemin plus facile, plus malin, qui contourne la dune.
Notre guide m'a regardée et m'a dit — très calmement : "Il n'y a pas d'autre chemin. Il y a cette dune. Et toi."
Et ça, à haut niveau, c'est particulièrement vicieux. Parce que plus on est compétent, plus nos contournements sont sophistiqués. Ils ressemblent à de la prudence. À de la stratégie. À du bon sens.
"Ce n'est pas le bon moment."
"Il faut que je réfléchisse encore un peu."
"Je vais d'abord voir comment évolue la situation."
Ce sont des phrases intelligentes. Et ce sont des contournements.
J'ai accompagné une dirigeante — brillante, reconnue dans son secteur — qui avait tout pour prendre les rênes d'une business unit majeure. Elle attendait. "Pas encore. Pas tout à fait." Un an après, quelqu'un d'autre avait le poste. Ce n'était pas de la modestie. C'était de l'évitement habillé en sagesse.
Tu progresses là où tu es inconfortable. Pas là où tu es brillante.

  LE TIP CONCRET — L'INCONFORT CIBLÉ
La semaine prochaine, une seule action. Choisissez 1 inconfort stratégique — pas un inconfort facile, un inconfort qui compte vraiment.
→  Dire "je ne suis pas alignée" en réunion de direction.
Pas en off. Devant tout le monde.
→  Exposer une idée non finalisée.
Avant qu'elle soit parfaite. Parce qu'elle ne le sera jamais.
→  Demander le poste.
Sans attendre qu'on vous le propose.
Règle absolue : n'over-préparez pas. La sur-préparation est la forme la plus élégante de procrastination.
Avant chaque hésitation : "Je me protège ou je progresse ?" — puis agissez dans les 48h.
 

CLÉ 3 — Attendre la clarté est une stratégie d'évitement.

La tempête. Je veux y revenir. C'est là que j'ai compris quelque chose de fondamental.
Quand le sable a tout envahi, on ne voyait plus à deux mètres. Toute la logique de notre itinéraire s'est effondrée. On ne savait plus exactement où on était, ni combien de temps ça allait durer.
Et pourtant — notre guide a continué à avancer.
Je lui ai demandé comment il savait où aller. Il m'a dit : "Je ne sais pas exactement. Mais je sais que si je reste immobile, je m'enterre."
On vit dans des organisations qui adorent la clarté. On demande des business plans sur 3 ans à des marchés qui changent en 3 mois. On attend d'avoir toutes les données avant de valider.
La situation ne sera jamais plus lisible. Ce n'est pas l'information qui fait décider. C'est l'engagement.
Attendre la clarté totale n'est pas de la prudence. C'est de la peur.

 LE TIP CONCRET — LA RÈGLE DES 70 %
Identifiez une décision que vous reportez. Vous en avez une en tête en ce moment même.
70%  Décidez maintenant.
Si vous avez 70 % des informations nécessaires : vous décidez. Pas à 80. Pas à 90.
48h  Engagez une action réelle.
Un email. Un appel. Une réunion planifiée. Dans les 48 heures.
→  Supprimez le mot "quand".
Remplacez "quand j'aurai plus de clarté" par "voici ce que je fais d'abord."
Attendre la clarté totale n'est pas de la prudence. C'est de la peur.
 

CLÉ 4 — Seule, tu optimises. Ensemble, tu bascules.

Dans le désert, la règle est simple : on ne marche pas seule. Pas pour des raisons de confort. Pour des raisons de survie.
Dans votre vie professionnelle, vous êtes entourés. Mais sur les vraies questions — les décisions qui vous font peur, les doutes que vous n'assumez pas — vous êtes seuls.
Parce que partager ces questions, c'est montrer de la vulnérabilité. Et dans beaucoup de cultures d'entreprise, la vulnérabilité est perçue comme de la faiblesse. C'est une erreur fondamentale.
Quand vous partagez une décision finie, les gens valident. Quand vous partagez une décision en cours, les gens pensent avec vous. Ce n'est pas la même chose.
Tu peux réussir seule. Tu ne peux pas te transformer seule.

 LE TIP CONCRET — LE DUO STRATÉGIQUE
①  Identifiez 2 personnes.
1 qui challenge votre thinking ( une mentor) . 1 qui voit clair sur vous. Ce ne sont pas les mêmes.
②  Partagez en fragilité.
Exposez une décision avant qu'elle soit sécurisée. Pendant qu'elle est encore vivante.
→  Activez cette semaine.
Un message : "Je travaille sur X, j'aimerais ton regard avant de décider."
Ton réseau t'aide. Tes alliances te transforment.
 

CLÉ 5 — Tu contrôles pour te rassurer. Pas pour réussir.

Dernier jour de marche dans le désert. Les plantes de pieds chauffent. Et je remarque quelque chose dans ma façon de marcher : j'essaie de contrôler chaque pas.
En parlant à la pause avec notre guide bédouin il me dit très simplement  : "Le sable ne répond pas au contrôle. Il répond à la confiance."
Dès que j'ai arrêté de contrôler chaque pas, j'ai avancé deux fois plus vite. Avec deux fois moins d'énergie dépensée.
Dans vos organisations, vous avez des choses que vous tenez. Des décisions que vous gardez seuls. Des sujets que vous continuez à valider alors que ce n'est plus votre job.
Je ne dis pas que vous avez tort. Je dis : pourquoi vous tenez ça ? Si la réponse honnête est "parce que lâcher me fait peur" — alors c'est du contrôle pour se rassurer. Et ça consomme de l'énergie. Ça enlève de l'impact.
Le vrai pouvoir, c'est choisir ce que tu arrêtes de tenir.


LE TIP CONCRET — LE LÂCHER STRUCTURANT
Listez trois choses que vous tenez encore :
①  Liste ce que tu tiens.
Une décision seule, un sujet que tu continues à valider, une position figée.
②  Choisis 1 action.
Déléguer. Ouvrir. Changer de position. Clairement. Sans demi-mesure.
→  La question filtre.
"Je tiens ça parce que c'est nécessaire — ou parce que c'est rassurant ?"
Le contrôle donne de la sécurité. Il enlève de l'impact.
 

Ce que le désert m'a vraiment appris

01 — Le silence ne repose pas. Il expose. Ce que vous fuyez dans le bruit, vous le retrouverez dans le silence.
02 — Tu ne bloques pas. Tu contournes. À haut niveau, l'évitement ressemble à de la sagesse. Il coûte autant.
03 — Attendre la clarté est une stratégie d'évitement. Décidez à 70 %. Engagez dans les 48h. Corrigez en marchant.
04 — Seule, tu optimises. Ensemble, tu bascules. Partagez une décision fragile cette semaine. Pas une fois sécurisée.
05 — Tu contrôles pour te rassurer. Pas pour réussir. Choisissez ce que vous allez lâcher. Cette semaine.
 

Le désert ne vous rend pas plus forte.
Il vous rend plus honnête.

Et dans le monde professionnel d'aujourd'hui — où tout le monde a accès aux mêmes informations, aux mêmes outils, aux mêmes méthodes — c'est la lucidité qui fait la différence.
Pas la stratégie. La vérité sur vous-même.
Le silence fait du bruit. Et le courage fait le reste.
​
 

Cet article est tiré d'une expérience vécue lors du DareTrip de Mars 2026 dans le désert, organisé par  DareWomen avec la philosophe Blanche de Richemont.
 
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Marie-Aude Dubanchet« la parité n’est pas une option, c’est une question de justice et d’équité »

2/2/2026

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Directrice de la Communication du groupe La Poste et membre du Comité exécutif, Marie-Aude Dubanchet incarne le leadership au service de l'égalité.

Dans un groupe de plus de 240 000 collaborateurs, elle accompagne la transformation, l'innovation et la modernisation avec une conviction profonde : l'égalité femmes-hommes n'est pas négociable. Engagée pour l'égalité salariale, elle travaille au sein d’un groupe exemplaire en la matière qui lui a permis de corriger les inégalités dans ses équipes jusqu’à en faire bénéficier les hommes !
Rencontre avec une femme courageuse qui a transformé ses propres obstacles en force d'action.

Impulser le changement à grande échelle : le rôle de la communication
Vous portez l'innovation et la transformation au sein d'un groupe historique de plus de 200 000 collaborateurs. Comment impulse-t-on le changement à cette échelle ? Quels sont vos leviers d'action au quotidien ?

Je ne porte que la communication de l'innovation et de la transformation, et c'est déjà beaucoup ! La méthode de transformation d'un groupe d'une telle envergure (240 000 collaborateurs dans le monde, 35 milliards d'euros de CA) et d'une telle empreinte sociale et sociétale dans notre pays a été portée ces 12 dernières années par notre ancien Président Philippe Wahl. Et je suis heureuse de dire que depuis quelques semaines, notre PDG est une Présidente, Marie-Ange Debon !

La méthode de transformation ces 12 dernières années ont reposé sur un principe fondamental : « donner le sens », le partager avec le corps social, et rendre compte des avancées. C'est à ce titre que la fonction communication participe à la transformation : en bâtissant les messages et les outils nécessaires au partage stratégique avec chacune de ses parties prenantes, internes comme externes.

Je retiens deux exemples de leviers mis en œuvre par la communication :
A chacun de ses déplacements sur le terrain, qui avaient lieu au moins 2 fois par mois, mes équipes organisaient pour le Président un panel de collaborateurs avec qui il s'enfermait 2 heures. Sans hiérarchie, sans compte rendu, il s'agissait de vivre un moment d'échange direct et libre sur la stratégie de l'entreprise et sa mise en œuvre. Il en revenait avec des ajustements de message, des corrections de décisions, des idées totalement nouvelles parfois et un ancrage permanent dans le réel que la Communication exploitait immédiatement !
Autre exemple : une année sur 2, c'est tout le comité exécutif qui allait à la rencontre de nos 6 000 principaux managers, pour leur rendre compte. C'est un exercice très exigeant mais c'est un outil incroyablement puissant s'il est régulier, sincère, pédagogique et vraiment conçu pour son public. Un bel exercice de communication à tous égards !

De la conviction à l'action : 10 ans pour atteindre l'égalité salariale.
Vous militez activement pour l'égalité salariale et vous utilisez concrètement les outils à votre disposition pour corriger les inégalités. Comment La Poste est-elle devenue exemplaire en matière d'égalité professionnelle ? Et pourquoi est-ce si important pour vous personnellement ?

L'égalité entre les Femmes et les Hommes est un principe porté très haut par le Groupe La Poste, sur tous les pans du sujet. En matière d'égalité salariale, qui est tout simplement à mes yeux une question de justice et d'équité, il faut de la volonté et du temps.
La volonté, le groupe l'a eue et a pris des décisions concrètes qui ont permis de parvenir à l'égalité salariale en 10 ans. 10 années d'efforts, qui montrent bien que si nous y sommes parvenus sur une population de plus de 100 000 personnes, c'est bien que c'est possible pour toutes les entreprises !
La mesure la plus emblématique et la plus efficace a été la mise en place chaque année d'une enveloppe à la main des managers pour rattraper les écarts de salaires. Je l'ai fait personnellement et je n'oublierai pas le jour où j'ai dû demander aux RH l'autorisation de rattraper… un homme ! Car le job était fait. Ce jour-là, j'ai ressenti beaucoup de joie et j'étais fière de ma boite !
En résumé la méthode est simple : il faut la volonté, des mesures concrètes, du temps et ne rien lâcher !

Le moment d'audace qui change tout

Pouvez-vous nous raconter un moment de votre parcours où vous avez dû faire preuve d'audace pour avancer ? Qu'est-ce qui vous a poussée à franchir ce cap ?

Je me définirai plus comme une femme courageuse que comme une femme audacieuse. Pour autant, il y a un moment d'audace qui a marqué mon parcours et m'a conduite à réfléchir à la valeur que s'accordent les femmes, c'est la 1ère fois de ma vie où j'ai eu le courage d'aller chercher une vraie augmentation salariale.
J'avais moins de 40 ans, mon mari venait de quitter notre famille en me laissant de lourdes difficultés financières. Je n'avais que le choix de l'audace : J'ai décidé de changer de job et de négocier une importante augmentation de ma rémunération. Je me battais pour mes enfants, je me suis transformée en négociatrice hors pair alors que j'étais incapable auparavant de chiffrer ma valeur.
Ça a été une vraie victoire mais aussi un beau champ de réflexion qui m'a nourrie pendant des années et a contribué à mon évolution professionnelle.

Dépasser ses pensées limitantes
Quel a été votre plus grand obstacle, et comment l'avez-vous dépassé ?

Mon plus grand obstacle, comme trop de femmes de ma génération, ce sont mes propres pensées limitantes issues d'une éducation commune à l'époque, à base d'injonctions comme : « tiens-toi à ta place »« ne demande rien, tu auras si tu mérites » et d'autres encore dans ce style. Quand on s'est construit autour de ça, ce n'est pas facile de le dépasser.
Je l'ai fait en travaillant beaucoup, parce que j'aime cela et j'ai gagné de la confiance et de la valeur à mes propres yeux. Puis j'ai travaillé sur moi, car la base de toute évolution personnelle est de bien se connaitre, en lucidité. Puis avec des coachs à différents moments clé de ma carrière ou de ma vie.
Je suis pleine de reconnaissance pour chacune de ces femmes, car curieusement  j'ai toujours choisi des coach femmes. Elles m'ont permis d'être aujourd'hui une femme « alignée ».

Le pouvoir de la sororité et de l'accompagnement
Vous avez partagé votre expérience avec la communauté DareWomen le 27 janvier. Selon vous, pourquoi est-il important d'accompagner les femmes dans leur audace professionnelle ? Et qu'avez vous souhaité leur transmettre ce soir-là ?

Je suis très heureuse de ce moment avec la communauté DareWomen, de pouvoir m'adresser à ces femmes pour leur dire que tout est possible si elles le veulent et si elles travaillent. D'abord à bien se connaitre soi-même. Cela nécessite du temps, du courage et même l'audace de se faire aider.
Car pour avancer il faut faire ses choix en liberté, et la vraie liberté c'est être capable de se prononcer uniquement par rapport à ses propres besoins et envies sans agir en réaction : Cela semble une idée simple mais je vous encourage à y penser un peu.
Bien se connaitre donc, se faire accompagner, savoir que les autres femmes tiennent à notre disposition un stock inépuisable d'aides et de solutions. Pour ma part, au bout de chaque difficulté que la vie m'a envoyé, il y a eu une femme : médecin, amie, coach, psy, grand-mère… une collègue, une autrice, ma fille… nous avons tant à nous apporter les unes aux autres.
Alors faisons comme les hommes, réseautons, aidons-nous, cooptons-nous, cela leur a pas mal réussi. On doit pouvoir faire aussi bien !
En conclusion
Le parcours de Marie-Aude Dubanchet nous rappelle une vérité essentielle : l'audace professionnelle se construit. Elle se nourrit de conscience de soi, d'accompagnement et de la force du collectif.
Ses mots résonnent comme une invitation à l'action : se connaître, se faire aider, s'appuyer sur la sororité.

Comme elle le dit si justement, « au bout de chaque difficulté, il y a eu une femme ».

C'est précisément la raison d'être de DareWomen : créer cet espace où les femmes peuvent s'appuyer les unes sur les autres, oser demander de l'aide et construire leur carrière en pleine confiance.

 
 
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Tatiana de Francqueville : "Oser, c'est accepter d'être intranquille"

13/1/2026

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Lancer un journal en 8 semaines, devenir DG d'un média de référence, transformer les lignes de la gouvernance 
Tatiana de Francqueville incarne l'audace professionnelle au quotidien. Et son plus grand obstacle ? Elle-même.

Directrice Générale de La Tribune depuis 2021, Tatiana de Francqueville a marqué les esprits en lançant La Tribune Dimanche en un temps record.
Experte reconnue des enjeux de gouvernance et d'égalité professionnelle, elle partage avec la communauté DareWomen les clés qui lui ont permis de dépasser ses propres limites et de prendre pleinement sa place. Un témoignage puissant sur le syndrome de l'imposteur, l'importance de la pédagogie et cette petite voix intérieure qu'il faut apprendre à écouter.

L'audace de foncer : quand l'opportunité se présente


Le paysage de la presse dominicale connaît un bouleversement majeur. Pour Tatiana et son équipe, c'est le moment ou jamais : "À ce moment-là, on n'a aucun doute ! On fonce." Le résultat ? La Tribune Dimanche naît en seulement 8 semaines, une prouesse dans un secteur en crise.

Sa leçon la plus précieuse ? "Pour aller vite, il faut se faire confiance et accepter de déléguer." Une clé managériale essentielle pour toutes celles qui veulent mener des projets ambitieux sans s'épuiser.

Être dirigeante et porter l'égalité : un alignement nécessaire


Pour Tatiana, i
mpossible de dissocier ses valeurs personnelles de sa vision d'entreprise. Devenir DG lui a donné le levier pour mettre en œuvre l'égalité salariale et les promotions de carrière. Mais dans les médias, un défi persiste : faire accepter des critères d'égalité dans le traitement éditorial lui-même représentation des femmes, des diversités, des âges.

"La pédagogie a été la clé." Une conviction qui résonne avec la mission de DareWomen : transformer les organisations de l'intérieur, avec méthode et persévérance.

Le miroir de l'avenir : la responsabilité des médias


En tant que DG d'un média économique, Tatiana porte une responsabilité particulière. Dans des secteurs où les femmes sont sous-représentées, "si l'on ne s'oblige pas à aller chercher des profils nouveaux, féminins, plus jeunes ou plus seniors, on encourage l'idée que ces métiers ne sont pas ouverts aux femmes."

Sa vision est claire : "Nous sommes le miroir de l'avenir." Les médias doivent montrer non pas seulement ce qui est, mais ce qui doit être.

Le syndrome de l'imposteur : quand devenir n°1 devient un cap


Malgré un parcours "empreint d'audace" et une conviction d'être à la bonne place, Tatiana a ressenti le syndrome de l'imposteur au moment de devenir Directrice Générale. Le déclic ? Un événement sur les femmes où elle a "oralisé" ses freins — les a exprimés à voix haute, leur donnant ainsi moins de pouvoir sur elle.

C'est à ce moment qu'une bascule s'est opérée, lui permettant de prendre sa place plus sereinement.

Son plus grand obstacle : elle-même

 "Moi-même !" répond Tatiana sans hésiter. Elle s'est longtemps enfermée dans l'image de son "meilleur moi-même", se limitant face à certains milieux ou situations. Pour se dépasser, il a fallu changer de perspectives et comprendre les raisons de ses propres freins.

Son conseil ? Écouter ce que les autres ont à dire de vous. Et parfois, un coach peut faire le plus grand bien.

Car "oser, c'est accepter d'être intranquille !"

Son message pour les DareWomen : écoutez votre petite voix intérieure

Le 27 janvier, Tatiana viendra partager son expérience lors de la Galette des Reines DareWomen. Son message est simple et puissant :

"Il faut oser ! Comment ? En écoutant sa petite voix intérieure."


Ces moments où l'on se dit "j'adorerais faire ça, j'aimerais faire ça..." — il faut les noter, les laisser maturer.
"Parfois, cela prend du temps, mais quand on réfléchit à la manière de mettre en œuvre une idée impossible au départ, on se familiarise avec elle, et petit à petit, on contourne les obstacles. Et on y parvient."

"Croyez en vous !"



💪 📅 Vous souhaitez, vous aussi, franchir un cap dans votre carrière ? Découvrez le programme de mentorat Power Talks de DareWomen. Plus de 1000 séances réalisées, 200 mentors engagées, 95% des femmes voient leur confiance boostée.

Rejoignez-nous le 27 janvier pour la Galette des Reines Une soirée exceptionnelle avec Tatiana de Francqueville et deux autres invitées inspirantes.
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Les tips des gagnantes qu'on ne vous dit jamais par Frédérique Picard Le Bihan présidente DareWomen

13/10/2025

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Pourquoi certaines femmes osent... et d'autres attendent encore ?

La société nous pousse à croire que l'audace est innée. Que certaines sont "nées comme ça". Et pourtant, ce que les neurosciences et les grandes leaders nous montrent est bien différent : l'audace est un muscle. Un réflexe. Une stratégie.

Voici les enseignements-clés de notre dernière masterclass DareWomen, inspirée de la science, du leadership féminin, et surtout de la vie réelle.

 Le cerveau, ce grand conservateur, le cortex préfrontal (celui qui planifie) et l’amygdale (celle qui surveille les dangers) sont programmés pour éviter l’inconnu. Prendre la parole en réunion ? Se montrer sur LinkedIn ? Demander une augmentation ? Votre cerveau y voit un danger. Et il freine.
Mais la bonne nouvelle, c’est que ce cerveau est plastique. Il peut se reprogrammer.
Le neuroscientifique Donald Hebb l’a dit : « Les neurones qui s’activent ensemble se connectent ensemble. »
Autrement dit : chaque acte d’audace crée une autoroute neuronale vers plus d’impact.

 Ce que disent les chercheurs
  • Naomi Eisenberger & Matthew Lieberman (UCLA) : Le rejet social active les mêmes zones que la douleur physique. C’est pour ça que se montrer, prendre la parole en public  peut littéralement faire "mal".
  • Carol Dweck (Stanford) : Visualiser sa réussite active la motivation. Ce n’est pas de la magie, c’est de la neuroprogrammation.
  • Dr. Michael Platt (Wharton) : Les leaders puissants activent trois zones clés : la connexion sociale (empathie), le système de récompense (dopamine, motivation), et le réseau de visualisation (projection mentale).

🔥 5 stratégies puissantes de femmes qui osent

1.
La micro-disruption stratégique Inspirée d’Indra Nooyi, ex-PDG de PepsiCo
Changer sans brutalité. Commencer par dire non à une réunion inutile. Poser une question qui dérange. Chaque micro-acte rend l’audace plus normale.

2. Le pre-mortem Pratiqué par Jeff Bezos & Sheryl Sandberg
Imagine que ta décision échoue. Pourquoi ? Qu’avais-tu oublié ? Cette méthode libère ton cerveau de la peur et ancre ta stratégie dans le réel.

3. Le conflit productif. Brené Brown l’enseigne, Satya Nadella l’incarne
Les grandes leaders ne fuient pas les frictions. Elles les ritualisent. Le débat musclé est un outil de croissance. Mais toujours sur les idées, jamais sur les personnes.

4. Write it into reality Utilisé par Oprah & Arianna Huffington
Écris chaque matin : « Je suis une femme qui... » avec ton rêve comme s’il était réalisé. Cela programme ton cerveau à l’audace. Et renforce ta clarté.

5. L’ancrage identitaire Michelle Obama : "Je me rappelle pourquoi je suis là."
Crée une phrase identitaire : Je suis une stratège. Une rebelle créative. Une femme qui agit. Tu n’agis plus selon ton humeur, mais selon qui tu es.

✨ Ce qu’il faut retenir

L’audace n’est pas une question de caractère. C’est une compétence. Elle se travaille comme un muscle. Avec des outils, des rituels, et du collectif.

Et surtout : tu n’as pas à attendre d’être prête pour oser.
"Ne sois pas sage. Sois stratégique. Et désobéissante ."

Prête à passer à l’action ? Rejoins les programmes DareWomen et notre communauté d’audacieuses en mouvement.

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Arrêtez d'être modeste, soyez humble ! Les 5 clés pour arrêter d'être modeste par Christine Bouquet, DG Artimon

20/5/2025

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La modestie en question :

Le mot vient du latin modestia : la mesure, la pudeur, la retenue.
La modestie est une attitude consistant à minimiser ou à ne pas mettre en avant ses qualités, réussites ou compétences. C’est une invitation à la discrétion ou à l’effacement.
À la base, c’est plutôt une qualité.
 
Mais cette discrétion devient vite une escalade :
  • On montre de la retenue dans l’appréciation de soi et de ses qualités
  • Puis on peut même les amoindrir
  • Ou encore s’auto-censurer
  • Voire même s’auto-flageller
Qui n’a jamais dit pour parler d’une de ses réussites : “Oh, j’ai eu de la chance”, ou encore entendu “Ce n’est pas vraiment grâce à moi”…
Bref, la modestie peut devenir une autocensure intériorisée.
 
On est clairement dans une situation d’inconfort :
  • l’ego s’aplatit :  le « je » se transforme en « nous »
  • le hasard se substitue au talent
  • le sourire se fait contrit.
On oscille entre gratitude et gêne 
Mais alors pourquoi est-on modeste si cela nous met dans une telle situation ?

Pourquoi la modestie est une convention sociale

Sachez une chose : la modestie est une convention sociale. On nous l’a enseignée. Elle répond à des normes de comportement attendues dans une société : ne pas trop se mettre en avant, rester “à sa place”.
Elle sert à préserver l’ordre social, éviter les conflits d’ego, et rassurer les autres en évitant l’arrogance perçue.
Dans de nombreux contextes culturels, on valorise ceux qui minimisent leurs succès plutôt que ceux qui les revendiquent.
Mais cette norme n’est pas neutre : elle s’applique différemment selon le genre, la classe sociale ou l’origine.

Résultat : la modestie devient un mécanisme de contrôle qui bride l’expression individuelle… surtout chez les femmes. Voyons pourquoi.

Pourquoi c'est trait 'hautement féminin'

La place de la Femme au sein de la société et de la religion a été longuement questionnée. Elle est réactivée au moment de l’Ancien-Régime, et notamment au 17e, où on va ériger la modestie en une véritable vertu féminine pour préserver l’ordre établi et d’exclure les femmes de l’espace public !!!
L’héritage que nous en avons c’est qu’on nous a élevées avec des  : « ne fais pas trop de bruit », « reste à ta place ». Petites, on nous disait : “Sois sage”, “Ne te vante pas”, “Laisse parler les autres”. Les garçons, eux, étaient encouragés à prendre des risques. À se montrer. À oser.
Par conséquent, dans nos sociétés, une femme confiante est perçue comme arrogante.
Résultat ?
  • On grandit avec des freins invisibles
  • On a peur d’être perçue comme arrogante
  • On évite de déranger
  • Et on s’habitue à briller en silence.
Je pense que cette norme sociale imposée aux femmes est venue nourrir le syndrome de l’imposteur. Qu’elle a créé ce décalage entre nos compétences réelles et la confiance que nous avons en-nous. Nous avons développé une propension à attribuer le mérite d’un succès à des facteurs externes (chance, équipe, réseau, etc.). 
Nous voyons donc que la modestie protège l’ordre social… mais pénalise surtout les femmes.

Ce que la modestie vous coûte


Alors oui, être modeste, c’est bien vu. Mais dans les faits… ça nous coûte : en opportunités, en reconnaissance, en influence. A force de dire peu, on n’est pas écouté, on n’est pas dans la ligne de mire des promotions, etc. La modestie vous prive de visibilité.

Elle crée de l’agacement intérieur : “Pourquoi je me retiens alors que d’autres avancent ?”

Et parfois un agacement extérieur ! Si vous minimisez vos qualités et que d’autres les perçoivent à leur juste valeur, il est possible qu’on vous voit comme quelqu’un d’arrogant ! C’est amusant non ! On est modeste pour ne pas apparaître arrogante, et on est perçue comme arrogante par excès de modestie !

On éprouve des difficultés à se positionner comme leader ou experte. Je rappelle que 90% des postes à haute responsabilités sont occupés par des hommes.

Et puis cela génère de l’épuisement intellectuel : toujours devoir prouver, toujours devoir se justifier. Ou encore une charge mentale accrue : devoir être performante sans jamais "trop briller".
Vous l’aurez compris, la modestie masque vos forces et vos atouts sans aucun bénéfice en retour ! Alors il est peut-être temps d’arrêter !

Et si on arrêtait ?

Je ne suis pas là pour vous dire de ‘vous vendre’ ou de vous transformer en donneuse de leçons. Je veux vous rappeler que vous avez le droit d’être visible et d’être reconnue à votre juste valeur.
Il ne s’agit pas de devenir arrogante, il s’agit d’arrêter de se cacher.
Je vous propose 5 clés pour réussir à adopter une posture affirmée, visible, mais humble.


Les 5 clés pour arrêter d'être modeste


Clé 1 - Reconnaître sa valeur

Vous n'avez pas juste de la chance. Vous êtes compétente. Point.
Il est temps de le reconnaître, de le documenter, de l'assumer.
Pour y aider, soyez le plus factuel possible. Prenons l’image d’un sportif de haut niveau. Lorsqu’il atteint un certain classement, disons qu’il finit 3e de sa catégorie, il ne viendrait à personne l’idée de penser qu’il est arrogant s’il disait « j’ai fini dans le trio de tête et je suis fier de ce classement ». C’est pareil pour vous. Donc faites le sans culpabilité !!!
Petits tips que vous pourriez faire :
  • Consigner vos réussites chaque trimestre
  • Tenir un journal de vos feedbacks,
  • Ou tout simplement notez 3 choses dont vous êtes fière cette année.

Clé 2 - Oser l'auto-affirmation

Je vous invite à changer vos formulations. On arrête les « on », les « nous », dites : « je » !
Osez dire “je suis fière…” sans justification. Plus vous le direz, plus ce sera naturel.
Tout commence dans le discours intérieur.
Cette clé vous invite à rompre avec l’auto-minimisation automatique, ce petit réflexe qui vous fait tout de suite amoindrir les succès, détourner les compliments ou se saboter avec humour.
Assumez votre lumière : accepter les compliments sans les détourner.
Affirmer vos forces sans s’excuser.
Et n’oubliez pas que changer de langage intérieur, c’est changer de posture.


Clé 3 - Prendre la parole avec intention

Parlez de ce que vous faites. Partagez vos réussites. En réunion, dans le networking, sur LinkedIn. Partout ! Parlez de vous clairement et sans gêne.
Ne laissez pas votre place à celles et ceux qui parlent plus fort.
Ce que vous avez à dire mérite d’être entendu.
Et n’oubliez pas, si vous ne racontez pas vous-même votre histoire, quelqu’un d’autre le fera — et pas forcément bien, et sans doute pas pour votre bénéfice.


Clé 4 - Demander. Postuler. Proposer

N'attendez pas d’être prête à 100 %. L’opportunité n’attend pas la perfection. Elle attend que vous vous leviez. Demandez, même si c’est inconfortable. Osez !

Clé 5 - Cultiver l'humilité

Et enfin la 5e clé que je souhaitais partager avec vous, c’est de cultiver l’humilité. L’humilité, c’est la pleine conscience de sa force…  Sans en faire trop, ni se réduire.
Ce n’est pas s’écraser, c’est avancer avec solidité. Vous n’avez plus besoin de prouver, mais de vous positionner.
Avec elle vous pouvez avancer solidement car elle repose sur votre propre connaissance de vous-même.


L'humilité

Si nous revenons à l’étymologie du mot humilité, cela signifie « Garder les pieds sur terre ». C’est la reconnaissance lucide de sa valeur, de ses limites et de celles des autres. Pas besoin de se grandir ni de se diminuer.
L’humilité, ce n’est ni la comparaison, ni la compétition.
C’est donc la connaissance de soi et de ses limites. C’est le mot important : connaître ses limites.
Donc la personne humble se positionne à sa juste place.
La personne humble sait d’où elle part objectivement et elle connaît la valeur de son action. Elle peut donc être fière et confiante. Et puisqu’il mesure, elle sait également tout le chemin qu’elle doit encore parcourir.
C’est une posture intérieure stable :
  • Je sais ce que je vaux, et cela ne me rend pas supérieure aux autres
  • Je reconnais ce que j’ignore
  • Je n’ai rien à prouver
Elle s’oppose à la modestie qui est un effacement / un amoindrissement.

Les bénéfices de l'humilité

  • Elle permet de parler de soi avec justesse, sans surjouer, sans s’excuser.
  • Elle inspire confiance : parce qu’elle ne cherche ni l’approbation, ni la domination.
  • Elle ouvre à l’apprentissage : je ne me crois pas “arrivée”, je reste curieuse.
  • Elle invite à la coopération : je n’ai pas besoin d’écraser l’autre pour briller.

Avec l’humilité je me connais mieux. Je connais mes forces, mais aussi mes carences. Ce n’est pas dire « je ne suis pas assez », c’est dire « je suis en chemin et j’assume là où j’en suis déjà aujourd’hui ».
Elle nous permet de reconnaître et de respecter les qualités et les contributions des autres sans nous sentir menacés. On prend alors conscience de la vraie valeur de ses collaborateurs … et de la sienne. L’humilité favorise donc les équipes collaboratives.
Mais en plus, elle  constitue un véritable moyen de développer un leadership, en offrant une capacité à fédérer, et une vision affirmée. Vous l’avez déjà remarqué, mais nous écoutons davantage les personnes qui sont sûres de leur valeur et qui n’hésitent pas à valoriser leurs réalisations. Elle permet de bâtir une autorité respectée, non imposée.


Souvenez-vous ...

  • Arrêter d’être modeste, c’est s’autoriser à exister pleinement.
  • Soyez humble vous serez visible.
  • Et soyez des Darewomen !

Souvenez-vous : “La modestie vous rend invisible. L’humilité vous rend crédible ».
Pour ne pas en rester  à des éléments purement théoriques, j’aimerais vous inviter à impulser dès à présent le changement.

Call to action

Quelle est la réussite que vous allez oser revendiquer cette semaine idéalement (ou ce mois-ci) ?

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5 clés inspirées du DareTrip dans le désert par Frédérique Picard Le Bihan

28/4/2025

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​Il y a quelques semaines, j'ai vécu une expérience intense :
un DareTrip dans le désert avec 20 DareWomen et Blanche de Richemont, une philosophe experte du désert.
Un voyage où, loin du bruit, des agendas et des notifications, j’ai découvert des leçons puissantes… sur moi-même, mais aussi sur la façon de grandir dans ma vie professionnelle.
Le désert m’a enseigné 5 grandes clés que je souhaite vous transmettre aujourd'hui.
Des clés pour avancer dans l'incertitude, pour oser quand tout semble flou, pour rester connectée à votre force intérieure.
Prêtes à embarquer dans ce voyage ? 🌵"_
 

1 - Première clé : le silence parle fort.

Dans le désert, après quelques heures, il ne reste plus que le bruit de votre respiration.
Et c’est là que j’ai réalisé : sans distractions, nos pensées profondes remontent à la surface.
Ce que nous voulons vraiment. Ce que nous ne voulons plus.
Dans le monde professionnel, c'est pareil.
On est souvent tellement absorbées par l'urgence des emails, des réunions, des deadlines… qu'on ne s'entend plus penser.

Exemple : Une dirigeante de start-up californienne que j'ai rencontrée pratique chaque jour 10 minutes de "silence stratégique" pour réfléchir avant d'agir.
Résultat : des décisions plus alignées, plus rapides… et une équipe plus sereine.

Citation :
« Le silence est l'espace où l'introspection suit son cours. »

Tips pratique :
➔ Avant chaque grande décision professionnelle, prenez 5 minutes de silence total. Papier, stylo, aucune distraction. Laissez venir ce qui émerge.
Question pour vous :
Quand avez-vous écouté votre "silence intérieur" pour la dernière fois ? Et qu’en êtes-vous ressorti ?"_


2- Deuxième clé : l'inconfort est fertile.

Marcher sur du sable brûlant, dormir à la belle étoile avec le vent qui hurle… Ce n’est pas confortable.
Mais c’est précisément là que j'ai senti une bascule intérieure.
Dans le monde professionnel aussi, l’inconfort est un signal de croissance.
Un nouveau poste qui fait peur. Un changement d'équipe. Une prise de parole devant des dirigeants.

Exemple : Les plus grandes avancées de ma carrière se sont faites quand je n’étais pas prête. Mais j’ai dit oui quand même.

Citation :
« La croissance n'est possible que si l'on est prêt à se sentir mal à l'aise et à se remettre en question. »

Tips pratique :
➔ Quand vous ressentez de la peur ou du malaise : changez votre question intérieure de « Et si j’échouais ? » en « Qu'est-ce que je vais apprendre ? ».
Question pour vous :
Quel défi inconfortable avez-vous récemment accepté… et qu’est-ce que cela vous a appris sur vous ?"_

3- Troisième clé : le contrôle est une illusion, et c’est libérateur.

Dans le désert, malgré toute la planification, tout peut basculer en un instant.
Un orage de sable, un chameau qui refuse d'avancer... Vous êtes obligée de vous adapter.
Dans nos entreprises, c’est la même chose :
Restructurations, nouveaux marchés, imprévus économiques... Croire qu’on peut tout contrôler est une illusion.
Et bonne nouvelle : lâcher prise ne veut pas dire être passive. Cela veut dire être souple, créative et confiance dans l’adaptation.

Exemple : Dans la Silicon Valley, les leaders les plus respectés sont ceux qui savent pivoter vite sans s'accrocher à des plans rigides.

Citation :
« Le lâcher-prise, c'est simplement cesser de vouloir tout contrôler. »

Tips pratique :
➔ A chaque fois que vous sentez que le stress monte à cause d’un imprévu, posez-vous la question : "Que puis-je contrôler ici ? Et que dois-je accepter ?"
Question pour vous :
Aujourd'hui, sur quoi pourriez-vous choisir de lâcher prise pour avancer plus sereinement ?"_
 

4-Quatrième clé : le collectif est un levier de transformation.

Dans le désert, marcher seule était impensable.
Le groupe apportait sécurité, chaleur humaine, entraide.
Dans le monde professionnel, c’est la même chose : personne ne réussit seule.
Votre réseau est votre force cachée.

💡 Exemple : De nombreuses entrepreneures en Californie réussissent non pas parce qu'elles avaient "les meilleures idées", mais parce qu'elles ont su activer et nourrir leur réseau d'alliées.

Citation :
« Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite. » — Henry Ford

Tips pratique :
➔ Envoyez cette semaine un message à une personne de votre réseau juste pour prendre de ses nouvelles, sans demande.

Question pour vous :
Qui dans votre entourage professionnel vous inspire ? Comment pourriez-vous renforcer ce lien ?"_

5- Cinquième clé : avancer même sans avoir toutes les réponses.
Dans le désert, on n’a pas une carte GPS.
On avance en suivant des repères parfois invisibles : la position du soleil, les traces dans le sable.
C’est pareil pour nos projets professionnels.
On croit qu’il faut tout savoir, tout maîtriser avant d'agir. C’est faux.

Exemple : Les leaders que j’admire prennent des décisions imparfaites… mais ils avancent. Ils corrigent en chemin.

Citation :
« N’aie pas peur d’avancer lentement. Aie peur de rester immobile. »

Tips pratique :
➔ Chaque semaine, définissez un « premier petit pas » vers un objectif même flou. Osez l'imperfection.

Question pour vous :
Quel est le premier petit pas que vous pourriez faire cette semaine vers un objectif qui vous tient à cœur ?"_
 
 Conclusion

Je vous propose de retenir ces 5 mots :

➔ Silence — pour écouter votre voix intérieure.
➔ Inconfort — pour grandir.
➔ Lâcher-prise — pour retrouver de l’énergie.
➔ Collectif — pour avancer ensemble.
➔ Action — pour transformer l’envie en réalité.

Dans le désert comme dans la vie professionnelle, il n'y a pas de GPS.
Il y a votre boussole intérieure, et le courage d'avancer malgré les incertitudes.


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"Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ?"par Frédérique Picard Le Bihan - présidente DareWomen

5/11/2024

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Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ?

C’est une question puissante, qui ouvre de nouvelles perspectives.
Imaginez, juste un instant, ce que vous pourriez accomplir si vous n’aviez pas peur. Pas peur du regard des autres, de l’échec ou de décevoir. Trop souvent, la peur nous retient et nous empêche de nous lancer. Mais chez DareWomen, nous croyons que chaque femme a en elle une force immense, qui attend d’être libérée.

Alors, posez-vous sincèrement la question : "Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ?"

Je vais partager ici une partie de mon histoire, car cette question a joué un rôle essentiel dans mon propre parcours. En 2011, j’ai pris une décision audacieuse : partir en voilier  pendant un an avec mari et enfants (4) .
​Ce projet était mon rêve de petite fille, mais aussi une source de peurs et de doutes. Comment allais-je gérer ? Et mes enfants, comment allaient-ils s’adapter ? Pourtant, en m’imaginant sans peur, j’ai vu tout ce que cette aventure pourrait nous apporter : la liberté, l’apprentissage, le lien unique avec mes enfants et le dépassement de mes limites.

Voici ce que cette expérience m’a appris sur la peur et l’action :
  • Nommer ses peurs pour les affronter. Avant de partir, j’ai pris le temps d’identifier et d’analyser mes craintes. Cela m’a aidée à me préparer et à voir mes peurs comme des défis à relever, et non comme des obstacles insurmontables.
  • Se projeter dans une version de soi audacieuse. Je me suis souvent posé la question : "Que ferais-je si je n’avais pas peur ?" La réponse était claire : je partirais. J’emmènerais mes enfants pour leur montrer un monde vaste et plein de possibilités, même si cela impliquait de quitter le confort de notre quotidien.
  • Transformer les peurs en actions concrètes. Pour chaque crainte, j’ai cherché une solution pratique. Par exemple, pour la sécurité en mer, et pour la santé, j’ai suivi des formations. Pour l’éducation des enfants, j’ai mis en place  un programme d’apprentissage flexible. Ces actions m’ont donné confiance et m’ont permis de braver l’inconnu.
  • Se rappeler que chaque étape compte. Durant le voyage, chaque jour était un petit pas vers mon objectif de leur montrer la diversité et la richesse du monde. Cela m’a appris que l’audace est aussi faite de petits gestes répétés chaque jour.
  • La communauté est une force précieuse. En me lançant, j’ai trouvé un réseau de familles de voyageurs qui nous ont soutenus et inspirés. C’est aussi ce que DareWomen offre : un espace où l’on s’encourage mutuellement à aller au-delà des limites.
  • Accepter l’imprévu et l’imperfection. En mer, rien ne se passe toujours comme prévu, mais chaque imprévu était une occasion d’apprendre. Accueillir les imperfections et les défis m’a aidée à grandir et à transmettre à mes enfants une vraie résilience.

Alors, si cette question vous interpelle – "Que feriez-vous si vous n’aviez pas peur ?" – osez y répondre.
Peut-être que vous vous découvrirez des rêves enfouis, une envie de créer, de voyager, ou même de changer de vie.
Chez DareWomen, nous sommes là pour vous encourager et vous accompagner sur ce chemin.
Parce qu’ oser, c’est ce qui nous permet de grandir et de trouver un sens à chaque pas que l’on fait, même en pleine mer.

 DareWomen est là pour vous soutenir dans chaque étape de cette transformation personnelle.
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DareWomen remporte le Trophée de la Nuit de la RSE: une reconnaissance pour notre programme de mentorat !

2/11/2024

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C’est avec une profonde fierté que nous partageons une nouvelle formidable pour notre communauté DareWomen : notre programme de mentorat a été récompensé lors de la Nuit de la RSE ! Ce trophée honore l’impact exceptionnel de nos actions pour l’empowerment féminin et vient saluer les résultats impressionnants obtenus depuis la création de notre programme en 2021.

Une reconnaissance pour un programme qui transforme des vies

Depuis ses débuts, le programme de mentorat DareWomen s’est donné pour mission d’accompagner les femmes dans leur développement professionnel.
Grâce à une méthode experte, des outils adaptés et l’engagement passionné de nos mentors, nous avons pu aider des centaines de femmes à franchir des étapes décisives dans leur carrière, retrouver confiance en elles et oser penser plus grand. En 2023, notre taux de satisfaction atteint un exceptionnel 4,8/5, un résultat qui témoigne de l’engagement et de la qualité des échanges entre mentors et mentees.

Un prix qui célèbre l’audace et la solidarité

Le trophée reçu à la Nuit de la RSE le 17 octobre dernier
met en lumière l’importance d’un programme basé sur la solidarité et le dépassement de soi.
À travers DareWomen, nous avons créé une communauté inclusive et bienveillante, où chaque femme peut se sentir soutenue dans ses ambitions, quel que soit son parcours ou ses défis. Ce prix n’est pas seulement une victoire pour notre association, mais aussi pour chaque mentor, chaque mentee, et chaque membre de notre communauté qui contribue à faire vivre cet élan collectif d’audace et de résilience.

Oser pour réussir : un engagement renouvelé
​Ce trophée de la RSE est un encouragement à aller encore plus loin. Chez DareWomen, nous croyons que l’audace est contagieuse et que chacune de nos actions peut devenir un levier de transformation. Ce succès nous motive à intensifier nos efforts pour proposer un accompagnement toujours plus riche et adapté aux besoins des femmes d’aujourd’hui. Nous remercions chaleureusement tous nos mentors et mentees pour leur confiance, leur énergie et leur engagement dans cette aventure humaine.

​
Continuons à oser ensemble !

Ce prix est aussi le vôtre, car chaque membre de la communauté DareWomen incarne les valeurs de solidarité et d’entraide qui sont au cœur de notre mission. Ensemble, nous continuerons à propulser les femmes vers leur plein potentiel. DareWomen ose pour vous et avec vous 
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Les 5 Conseils de Frédérique Picard pour booster sa vitalité

16/9/2024

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Voici les conseils pour se mettre en énergie, partagés par Frédérique Picard Le Bihan, coach et présidente de DareWomen ! 
 
Avant de découvrir les 5 leviers, un petit exercice à faire le matin que je vous recommande vivement !
 
Se mettre en mouvement le matin avec un exercice de «tapotements énergétiques» issu du Qi Gong, la gymnastique chinoise. Pratiquer le régulièrement, vous verrez , ça fait un bien fou ! Il agit comme une véritable acupuncture digitale et permet de stimuler les méridiens d'énergie.
 
👉Lien vers video de tapotements énergétiques 
 

2 tips des Navy seals

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1. La technique du "Box Breathing"
Les Navy SEALS, ( corps d’élite de la marine américaine)   utilisent la respiration en carré pour gérer leur stress et réguler leur système nerveux.
Cette technique consiste à inspirer pendant 4 secondes, retenir la respiration pendant 4 secondes, expirer pendant 4 secondes, puis retenir encore pendant 4 secondes.
Ce type de respiration aide à diminuer le cortisol, l'hormone du stress, et à augmenter l'oxygénation, ce qui clarifie l'esprit et revitalise le corps​
 
2. Développement de la résilience mentale
Les SEALs s'entraînent à fragmenter leurs objectifs en petites étapes.
Plutôt que de se concentrer sur la totalité de la tâche (qui peut sembler insurmontable), ils divisent les missions en sous-objectifs plus réalisables.
Appliquer cette approche dans la vie quotidienne permet de réduire le stress, d'éviter la fatigue mentale et de renforcer la motivation.Cliquez ici pour modifier un élément..

Le Conseil d’Amy Cuddy

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3 . Adopter La Power Pose
 
Comme l'explique Amy Cuddy, "Les comportements non-verbaux ne gouvernent pas seulement ce que les autres pensent de nous, mais aussi ce que nous pensons de nous-même".
Ainsi, se recroqueviller nous fera sentir encore plus vulnérable. Au contraire, adopter une "Power Posture" nous auto-persuade de notre confiance et de notre puissance.
Les tests et analyses scientifiques montrent que se tenir dans une "power posture" stimule la testostérone (hormone de la domination) et diminue le cortisol (hormone du stress). Ce changement hormonal favorise la confiance en soi et, ainsi, nos chances de succès
"Pour réussir ce que vous voulez, ne faites pas semblant d’être puissant jusqu'à ce que vous le fassiez. Faites semblant d’être puissant jusqu'à ce que vous deveniez qui vous êtes vraiment. Deux minutes peuvent conduire à de grands changements." Amy Cuddy


S’inspirer d’Aristote

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« Nous sommes ce que nous faisons à répétition. L’excellence, alors, n’est pas un acte, mais une habitude. »

 


4 – Comprendre l’efficacité  de « l’effet cumulé »

 
 l’effet cumulé est le principe de récolter d’énormes récompenses à partir d’une série de petits choix intelligents, effectués de manière cohérente et répétée.
 
Pour en bénéficier, il faut avoir un objectif précis. Ainsi, vous identifierez les actions à accomplir, les habitudes à mettre en place et le comportement à adopter.  Et, une fois que vous êtes au clair sur ce que vous désirez accomplir, respectez les 7 règles suivantes : 

  • Accepter le pouvoir de l’effet cumulé
  • Faire les bons choix et les suivre
  • Développer de bonnes habitudes (et supprimer les mauvaises)
  • Mettre en place des routines quotidiennes
  • Faire preuve de patience
  • Optimiser votre environnement
  • Prendre des mesures extraordinaires pour des résultats extraordinaires
 
Tous les petits choix que vous ferez en pleine conscience et avec constance vous conduiront à des changements qui changeront votre vie en profondeur !

Faire comme Leon Marchand !

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En écoutant son préparateur mental Thomas Sammut qui accompagne Léon depuis 4 ans




​Un de ses conseils les plus précieux :

 
5-Ne vous comparez pas  aux autres
 
Il nous conseille de rejeter « la mauvaise compétition» avec les autres L’idée est de ne pas voir les autres comme des adversaires potentiels , en orientant le sens de la compétition vers soi -même
 
Au quotidien, cela libère la pression, nous autorisant à accepter notre propre rythme, à apprivoiser notre vraie personnalité et au final à nous rebooster car plus en paix avec nous-mêmes
​

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DAPHNÉE GAGNAGE 31 ans et déjà 3 vies

27/11/2023

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PREMIÈRE VIE // Jusqu’à ce que tout bascule.
Née à Aix-en-Provence le 24 mai 1992, arrivée dans la belle région Centre à l’âge de 4 ans, les vingt premières années de ma vie furent douces et agréablement banales. “Bonne élève quoique bavarde” étaient les mots qui se retrouvaient sur la plupart de mes bulletins de classe, de la primaire jusqu’au lycée. Sportive, sensible, sociable, attachée à l’esthétisme du monde qui m’entourait, j’accumulais les activités extra-scolaires diverses allant du bénévolat à la Société Protectrice des Animaux aux voyages à l’étranger dans le cadre de colonies de vacances.
Après l’obtention de mon baccalauréat, je me suis tournée par hasard - c’est ce que je croyais - vers les métiers de la communication. Durant deux années de BTS à l’Estacom de Bourges, je jonglais entre mes études et ma qualité d’animatrice colo tantôt dans une ferme pédagogique, tantôt au contact de chiens domestiques et/ou de chiens de travail.
Mon diplôme en poche, je m’orientais ensuite avec toute la conviction que l’on peut avoir à dix-neuf ans, vers une spécialisation à l’ETIC de Blois appelée “communication visuelle” (image, graphisme, packaging, identité de marque, etc.)
J’avais choisi un contrat de professionnalisation pour la mener à bien : trois jours à l’école, deux jours en entreprise. Cette entreprise c’est LSDH (Laiterie Saint Denis de l’Hôtel), près d’Orléans.
2013, le long fleuve tranquille suivait gentiment sa voie sans vagues ni tempête, jusqu’à ce que tout bascule. Une plaque de verglas sur la route en rentrant du travail et ma voiture qui glisse, ont suffi pour dévier tout le cours d’eau.
Ce fut aussi simple que ce fut violent et je n’en ai absolument aucun souvenir. C’est mieux ainsi.
 
LA PARENTHÈSE // Hors du temps, hors du monde.
  • L’hôpital
-3 jours de coma
-5 semaines de morphine
-dont 3 semaines de silence.
Seuls ma tête, mes bras et mon gros orteil droit bougent lorsque je sors.
  • La rééducation
-22 mois à Pasori (Cosne-sur Loire)
-3 mois à Kerpape (Ploemeur)
J’en arrive à la toute fin en fauteuil mais 100% INDÉPENDANTE.
  • Le blog
Pendant ce temps-là la création du blog 1parenthèse2vies.com : mon lien avec l’extérieur et sans le savoir, le début d’une grande aventure !
 
 
DEUXIÈME VIE // Globe trotteuse multi-casquettes.
En 2016 je refonde entièrement le blog, créant un véritable support ainsi qu’une identité visuelle qui le démarque.
À raison d’un article par semaine en moyenne, les abonnés à mes réseaux s’accumulent comptabilisant en 2020 près de deux-milles lecteurs au total.
En 2017 je lance mes conférences dans le but de sensibiliser le public au handicap. Je veux encourager un regard plus conscient et plus optimiste. Que ce soit à l’attention d’adultes, d’adolescents ou d’enfants, je m’adapte à tout âge, abordant des thématiques très variées : handicap et emploi, handicap et loisirs, handicap et féminité, etc.
En 2018 j’étoffe davantage la catégorie “Voyage” en intégrant la grande communauté des blogueurs de voyages grâce à son salon annuel dédié. Je décroche quelques contrats à titre de rédactrice web “Voyage et handicap” tout en travaillant en parallèle sur un projet colossal qu’est l’écriture d’un livre.
Fin 2019 j’auto-édite le récit de mon accident et des années de rééducation qui ont suivies, ponctué des témoignages de mes proches. “Ça n’arrive qu’aux autres (enfin presque)” fait un bon démarrage mais l’arrivée du COVID stoppe ce lancement prometteur.
 
DARE WOMEN // L’audace au service de l’autre.
Je dois finalement ma découverte de Dare Women aux réseaux sociaux. Le confinement emprisonna mon élan à bien des égards : plus de conférences ni même de voyages envisageables. Même tarif pour la promotion du livre rendue extrêmement difficile. Ma vie professionnelle à l’instar d’autres n’était pas au beau fixe malgré l’expérience acquise et mon envie de transmettre, de partager n’était plus assouvie.
Juin 2020, j’ai donc découvert l’association grâce au lancement de son pôle handicap, superbement incarné par Charlotte Tourmente. Je l’avais déjà rencontrée lors d’une visio en ligne dans laquelle elle témoignait de son parcours, moi du mien.
Très vite, le feeling était passé et c’est en toute logique que j’avais décidé de la suivre ensuite    au sein de Dare Women qui partageait les mêmes valeurs et idées que moi. Je me retrouvais dans leur volonté de montrer notre force de femme, handicap ou non, loin du pathos associé au sujet.
Je m’y sentis donc à ma place et fut enthousiaste lorsque Frédérique me proposa d’articuler la première promo “J’ose”. Être le lien entre ces femmes courageuses prêtes à se lancer et la riche équipe des mentors m’a permis d’apprécier mon propre chemin parcouru et de le rendre utile aux autres. C’était du temps offert avec plaisir !
 
TROISIÈME VIE // L’amitié au cœur de l’entrepreunariat.

En 2022, forte de l’exemple que me donnaient Frédérique, Charlotte et d’autres Dare Women, je sentais que mon chemin avait une nouvelle direction à prendre. Ma vie personnelle avait évolué et je désirais que mon fauteuil ne soit plus au centre de mon existence comme ça avait été le cas depuis mon accident. Je n’étais pas la seule à être en quête d’une activité professionnelle plus épanouissante, en accord avec la personne que j’étais devenue : Magalie, l’une de mes amies proches, se trouvait alors dans le même questionnement. En se voyant souvent, en discutant tantôt de nos inquiétudes d’avenir, tantôt de nos tracas quotidiens autant que de nos joies et de nos succès, une idée folle a commencé à germer tout doucement.
Et d’un simple SMS un soir de février en 2022, une marque a été déposée un an plus tard. 2023, l’agence Les attentionnées est ainsi née.
Malgré notre amitié vieille de plus de treize ans, être amies et être associées, c’est très différent. Allier les deux ne s’est donc pas fait facilement du jour au lendemain. Quant à devenir cheffe d’entreprise, n’en parlons pas !
Lors des booster cafés mensuels Dare Women, j’ai reçu un soutien précieux qui m’aidait à avoir confiance dans les moments de doutes. J’ai pu bénéficier de conseils de la part des femmes qui en étaient déjà passées par là, et de celles dont l’accompagnement est le métier.
Il est bien plus rassurant de sauter dans le vide lorsqu’en bas nous y attendent des personnes qui nous ont préparé un bon matelas où atterrir. Mes proches ainsi que l’association Dare Women sont mon remède à mes incertitudes car je sais qu’ils seront présents pour célébrer mes victoires comme pour m‘aider à surmonter mes échecs avec bienveillance.
 



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