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Depuis 2022, Camille Sénéclauze fait partie de La Relève, programme consacré aux talents de demain, dépendant du Comité Paralympique et Sportif Français. L’athlète de 24 ans a jusqu’au 1 er juillet 2024 pour décrocher une qualification aux Jeux. Très sensibilisée à la cause des femmes, Camille portera dès novembre 2023 les couleurs de l’association DareWomen, et plus particulièrement de son entité DareWomen Handicap. Cette athlète de haut niveau a pour priorité de développer l’employabilité des femmes en situation de handicap, davantage victimes de temps partiel, du plafond de verre renforcé, de la double discrimination et de l’accès réduit aux études et à la formation. --> La course pour la sélection des Jeux Paralympiques 2024 pour le triathlon ! Le diagnostic de sclérose en plaques aurait pu terrasser Camille Sénéclauze, grande amatrice de triathlon amateur. Au contraire, elle le pratique à haut niveau et pourrait participer aux Jeux Paralympiques 2024 si elle réussit les sélections ! « En plus de la discipline, du goût de l’effort et d’une détermination de fer, il faut aussi savoir s’adapter. Avec un handicap, on ne peut pas s’entraîner comme tout le monde, on doit souvent faire différemment. Du fait de l’épuisement chronique, je dois mettre beaucoup plus l’accent sur la récupération entre les séances. » -->Son engagement : mieux faire connaître le handicap invisible pour faciliter l’intégration des femmes en situation de handicap dans le milieu professionnel. Camille Sénéclauze, consultante chez Capgemini Invent, mesure bien l’impact d’être une femme en situationde handicap dans le monde du travail. Les femmes en situation de handicap, davantage victimes du temps partiel, subissent le plafond de verre renforcé, la double discrimination et l’accès réduit aux études et à la formation. « Ce n’est pas parce que je dois m’assoir pour faire une présentation ou prendre l’ascenseur pour m’y rendre qu’elle sera de moins bonne qualité ! commente Camille malicieusement. J’adore quand je suis entourée de personnes dépassées par mon handicap, souvent des hommes de l’ancienne génération. J’adore leur montrer que j’ai autant ma place qu’eux ici sans m’excuser et les voir étonnés quand je performe au travail. C’est un régal… » --> Le handicap dans le sport ou l’emploi : même combat pour la performance ! Les symptômes, visibles ou invisibles peuvent avoir un retentissement sur le travail. Mais la performance est bien au rendez-vous, dès lors que les compensations du handicap, prévues par la loi handicap de 2005, sont mises en place. Pour Camille, concilier travail et symptômes requiert les mêmes qualités que dans le para-sport : détermination goût de l’effort, discipline ou encore organisation et capacité d’adaptation sont indispensables. « Travailler avec un handicap, c’est comme au triathlon : il faut aussi savoir s’adapter, et ne pas forcément vouloir faire comme tout le monde, ajoute-elle. Pour moi, il y a mille façons différentes d’arriver à un même résultat. ! », Pour récolter des fonds pour son projet sportif et sensibiliser les femmes aux bienfaits du para-sport, Camille Sénéclauze a également lancé une association à son nom. --> Porter les couleurs de DareWomen pour lutter contre la méconnaissance du handicap Lutter contre la méconnaissance du handicap, les idées reçues, les maladresses, et parfois les discriminations, est la mission de l’association DareWomen Handicap.. « Il vaut mieux être totalement transparente sur son handicap et nos besoins plutôt qu’essayer de le cacher, conseille aussi Camille Sénéclauze. C’est important aussi parce que c’est en parlant que les mentalités vont changer sur le handicap et qu’il ne sera plus un tabou ! » « Chez DareWomen, nous voyons la différence comme une richesse ! Aider les femmes en situation de. handicap à augmenter leur employabilité, à booster leur confiance en elles et à mieux vivre leur handicap dans la sphère professionnelle, est notre credo au quotidien. DareWomen Handicap propose ainsi unprogramme d’accompagnement spécifique pour répondre à leurs besoins, incluant événements, webinaires, espaces de rencontre physiques et en ligne, mentoring, pour apprendre, partager et s’inspirer des autres. ! Soutenir la performance et l’engagement de femmes inspirantes, telles que Camille Sénéclauze, illustre pleinement le cœur de notre engagement ! », explique Charlotte Tourmente, Présidente de DareWomen Handicap. DareWomen est une association d’intérêt général, créée en 2019 pour encourager les femmes à OSER, à se lancer des challenges, à réaliser leurs rêves, et ainsi à être toujours plus audacieuses. DareWomen est conçue par des hommes et des femmes et agit en France et au Liban. Pour pousser les femmes à oser, prendre la parole, assumer leurs convictions et réaliser leurs rêves, DareWomen organise des voyages à la rencontres de femmes audacieuses (DareTrip), des interviews avec des personnalités qui nous racontent leur parcours et nous donnent leurs clés et conseils (DareTalk), et des séminaires et ateliers pour prendre confiance en soi (DareTraining). Nous organisons également des Parcours mixant coaching individuel, intelligence collective et des workshops spécifiques. Si DareWomen prend en compte toutes les femmes, il existe 4 pôles distincts qui travaillent en symbiose : DareWomen Handicap aide à faire briller les femmes en situation de handicap, à lutter contre les préjugés de la société civile et des entreprises età faciliter leur insertion professionnelle et leur maintien dans l'emploi. DareWomen Jeunes cible les jeunes femmes à la recherche de personnalités inspirantes jet et soutient un projet par an. DareWomen Entrepreneures s'adresse aux femmes entrepreneures ou en création d'entreprise et par un programme dédié DARE UP leur donne des outils et un réseau pour faire grandir leur business. DareWomen Moyen-Orient accompagne, développe l' ;employabilité, favorise l';entrepreneuriat des femmes et monte des programmes de soutien pour les femmes entrepreneures au Liban.
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Le 19 mai 2019, Oriane Aymard était la 4e femme française à réussir l’exploit de gravir la 4e plushaute montagne du monde : le Lhotse. Ce majestueux et terrible sommet de 8 516 m est situé à la frontière entre le Népal et le Tibet. Femme audacieuse, cette alpiniste à la force mentale et physique impressionnante a osé entrer dans la « zone de la mort » : au-dessus des 8 000 mètres d’altitude, là où aucun humain ne peut survivre à cause de l’air raréfié. La mort y est omniprésente, le froid extrême, l’endroit dangereux et totalement impropre à la vie. Mais elle est allée jusqu’en haut et, malgré une expédition éprouvante et jalonnée d’accidents, a atteint son objectif… Lire ‘Sous l’œil de la déesse’, intense récit de l’ascension du Lhotse par Orianne Aymard, paru en 2022 aux Editions du Mont-Blanc. L’ascension de l’Everest : c’est pour mai 2023 ! Soutenue par DareWomen, cette passionnée de montagne et de haute altitude a décidé de relever le défi du « Grand Chelem des Explorateurs » : gravir les plus hauts sommets des 7 continents, puis atteindre les 2 pôles à ski. Dans l’histoire, peu de femmes dans le monde ont réalisé ce challenge. Elle a débuté ce projet en janvier 2022 avec l’ascension de l’Aconcagua, plus haut point des Amériques situé en Argentine à 6 962 m d’altitude. Aujourd’hui, elle est à Katmandou dans la chaîne de l’Himalaya et termine ses préparatifs pour partir cette fois escalader le plus haut sommet du monde : l’Everest. Avec DareWomen, soutenez financièrement les expéditions d’Orianne Aymard. Les femmes ont leur place sur le toit du monde : résilience et alpinisme au féminin Après un grave accident cérébral à 25 ans dans les contreforts de l’Himalaya, les médecins ont été formels: on arrête les treks en haute altitude ! Rien ne prédisposait donc Orianne à vivre de telles aventures aujourd’hui. Son ascension du Lhotse a été une victoire sur elle-même et sur la mort. Sa vie est une histoire de résilience et de feu intérieur… Femme inspirante de 44 ans, Orianne Aymard a été tour à tour diplomate au Quai d’Orsay, humanitaire au C.I.C.R., chercheuse, docteure en science des religions, diplômée de biologie marine. Aujourd’hui elle est conférencière, coach en leadership au féminin, himalayiste et écrivaine. Le conseil de cette femme aux mille vies ? « Écoutez votre petite voix intérieure, vos rêves et vos désirs, faites-vous confiance. Allez vers vos envies, croyez en vous et soyez fidèle à qui vous êtes. » Endurante et déterminée, Orianne trace son chemin de femme vers les hauteurs… Globe trotteuse infatigable, elle confirme par son exploit que les femmes ont toute leur place en haute montagne. Cette femme ardente et libre ose vivre sa vie hors des sentiers battus et a l’étoffe d’une grande aventurière. Son engagement à DareWomen va dans ce sens : inciter les femmes à se dépasser, à oser réaliser leurs rêves et voler plus haut dans la joie ! Merci Orianne : vous nous donnez des ailes ! Article complet sur le blog des femmes qui osent Article écrit par Caroline Taisne - Avril 2023 "Mon handicap, je t'emmerde autant je l’aime !"✨Découvrez le portrait de Juliette lhussier du Parcours j'Ose de Dare Women !➡A 16 ans, un important AVC, suivi d’un accident ischémique transitoire, laisse à Juliette des séquelles handicapantes. Touchée par des faiblesses musculaires, elle est aussi très gênée par les douleurs chroniques et une aphasie, cette difficulté à s'exprimer et à trouver ses mots spontanément. Une situation qui la pousse à s'armer de persévérance et exacerbe son audace...
Peu importe qu'elle doive se reposer à cause de son AVC, elle se relève aussitôt, reprend ses études et crée son entreprise. Après quatre années en tant que cheffe d’entreprise dans le secteur de la communication visuelle, elle rejoint une agence de communication pour devenir directrice artistique. Adorant évoluer, Juliette est à l'affut de nouvelles technologies et d'outils pour progresser. 🟡Elle trouve alors en l'association DareWomen l'accompagnement idéal pour booster sa confiance en elle et prendre la parole plus aisément et de façon plus synthétique. Raisons pour lesquelles elle a intégré la première promotion du parcours J’Ose. Après cinq mois d'intelligence collective, six séances de coaching, et la découverte d'outils de développement personnel, Juliette est prête à oser encore ! Et sait qu'elle peut compter sur DareWomen, qui lui fait l'effet d'un boost de bien-être avec des femmes bienveillantes. Pour Juliette, son handicap l’a dotée d’une plus grande sensibilité et a aiguisé un instinct la guidant dans les bonnes directions. Sa volonté d'y arriver et de se surpasser a renforcé chez elle cette pugnacité qu’elle partage aujourd’hui à travers la création d’une association dédiée aux personnes dans la même situation qu'elle. 👏Engagée auprès des jeunes ayant eu un AVC, elle a créé un compte Instagram @jai.fait.un.avance pour positiver et libérer la parole. Catherine drevillon "J’ai toujours rebondi, quels que soient les obstacles et les maladies !"Découvrez le portrait de Catherine Drevillon, conseillère pédagogique dans le soutien scolaire et participante du programme j'Ose de Dare Women.Derrière le regard doux et chaleureux de Catherine, se cache un caractère déterminé et impulsif : dès que sa décision est prise, elle se met en action. Lorsqu'elle apprend qu’elle n'aura pas d’enfants à cause d'une endométriose sévère, elle se lance avec fougue et engagement dans sa carrière professionnelle. Passionnée des relations humaines et de pédagogie, elle s'accomplit d'abord dans la formation pour adultes.
➡ Pour saisir une opportunité professionnelle, elle traverse l'Atlantique et devient responsable pédagogique en Guadeloupe, dans le centre de formation pour adultes créé par sa mère. C'est à elle que Catherine doit sa capacité à oser, tout comme ses deux sœurs. Après huit ans sur l'île papillon, Catherine enchaîne 2 épreuves : le décès de sa mère et en 2018, un double accident vasculaire cérébral. Elle doit composer avec des séquelles invalidantes, une hémiplégie totale à gauche, une perte totale de la sensibilité profonde et un équilibre très instable. Seule sa canne la protège des chutes. Persévérante et volontaire, Catherine affronte ce handicap avec l'énergie de celle qui a toujours détesté la passivité ! Elle se bat pour son indépendance, à laquelle elle tient farouchement et l’adaptation de son poste de travail lui permet de rester performante. Elle fourmille toujours de projets, dont celui de se perfectionner dans le coaching scolaire. 🟡 Si elle a rejoint le parcours J'ose, c'est pour y trouver écoute et entraide, et l'aider à avancer dans ses choix de vie en gérant mieux le regard sur le handicap. Elle y trouve des outils performants pour aller vers un quotidien plus serein, sans jamais que l’audace ne la quitte. Céline Gaxatte : "je veux agir pour faire bougeR la vision du handicap !"Découvrez le portrait de Céline Gaxatte : Responsable de la mission Handicap de TF1C’est souvent dans un éclat de rire que Céline explique sa situation, tant elle a décidé de positiver ce qui lui arrive. "Le handicap n’est déjà pas drôle, alors s’il faut en plus tirer la tête !"
➡ En 2009, alors qu'elle est comptable dans le groupe TF1, une maladie génétique touche sa rétine et lui fait perdre la vision centrale. Elle devient malvoyante, ne distingue plus les détails et surtout ne peut plus lire. Après un bilan de compétence, Céline reprend des études en management de la formation, qui la mènent à la Mission handicap du groupe TF1, dont elle est responsable depuis 3 ans. À son tour d’accompagner des personnes en situation de handicap. De les aider à passer ce cap où tous les repères s’effondrent. De leur proposer des adaptations tant matérielles qu’organisationnelles. Et de provoquer un déclic, peut-être. Le sien viendra d'un médecin, qui ne lui dira pas le si énervant "Il faut accepter", mais utilisera ces mots décisifs : "Tu peux ne pas accepter l’inacceptable, mais il va falloir faire avec." Des mots qui la mettent dans l’action et l’amènent à se saisir de son handicap pour en faire quelque chose de positif. Oui, ce handicap la rend plus combative, plus à l’écoute et l'aide à relativiser davantage. Il l'aide à considérer que tout est possible. Céline est donc dans un combat permanent pour parler et reparler, aux collaborateurs comme aux équipes ou aux étudiants, dans un travail de sensibilisation permanent : "Cela demande une énergie folle pour faire de petits pas mais on avance". Son adhésion à DareWomen va dans ce sens : agir avec d’autres femmes inspirantes pour faire bouger la vision du handicap dans la société. Comptons sur Céline pour soulever des montagnes ! |
AuteurLes articles sont rédigés par les DareWomen Archives
Février 2026
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